Et enfin, enfin vers quatre heures du soir le vide immense s'ouvre une fois de plus devant nous : une nouvelle mer d'herbage tout unie, une mer verte et jaune d'orges et de fenouils en fleur; la plaine de Fez! (Pierre Loti au Maroc 1890)
Et c'est une surprise pour nous de voir Fez d'une teinte si sombre au milieu d'une plaine si verte, quand nous nous l'étions imaginée toute blanche au milieu des sables. (Pierre Loti au Maroc 1890)
On sait que Fez renferme la plus célèbre université musulmane; que deux ou trois mille élèves, venus de tous les points de l'Afrique du Nord, y suivent les cours de la grande mosquée de Karaouïn, un des sanctuaires les plus saints de l'Islam. (Pierre Loti au Maroc 1890)
Pourtant, peu à peu, on se sent impressionné par le calme des alentours; on a conscience qu'un sommeil étrange pèse sur cette ville, qui est si haute et si grande, et qui n'a à ses abords ni un chemin de fer, ni une voiture, ni une route; rien que des sentiers d'herbes où passent lentement de silensieuces caravanes...(Pierre Loti au Maroc 1890)
Depuis 1890 la ville a bien changée, elle n'est ni sombre, ni triste et sur les routes d'accès à Fez Bali passent d'autres caravanes beaucoup moins silencieuses. Bienvenue à FEZ.