Petit tour, le matin, au marché aux poissons, quelle ambiance! Les poissonniers travaillent énergiquement pour préparer des mérous, des thons et autres poissons...
Le marché aux légumes : c'est typique, animé, on y voit des légumes et des fruits que l'on ne connaît pas.

Le marché aux bidons. On y trouve essentiellement des vêtements envoyés dans des bidons (fûts métalliques) par les Cap-verdiens expatriés.
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Le chanteur du jour
Teofilo Chantre
Cette musique est un piège d’altitude. Un petit blues pastel, un nuage blanc qui passe devant le soleil, une mélancolie subtile qu’on n’échangerait pas pour toute la joie brute du monde. Sur le fond, rien de nouveau, cette bonne vieille saudade, ce blues lusophone éternel et mouvant dont l’écume caresse les âmes, des côtes du Portugal à celles du Brésil. “Cette musique est simplement liée à la finitude, au fait d’exister, de voir le temps qui passe. Je pense que la saudade est universelle, chacun va définir ce sentiment avec ses propres termes. Je fais toujours la même chanson, avec des variantes, des déclinaisons.”
Et parfois, comme sur Mestissage, des élévations. Le métissage, ou plutôt le tissage, c’est d’abord ce savant entrelacs d’influences, une musique embellie dans les drapés de la bossa nova et du jazz tendre, d’une élégance irréprochable. C’est aussi le mélange des langues : une moitié des chansons est en français impressionniste. Teofilo Chantre doit trop au Cap-Vert pour l’oublier. Exilé consentant, il a rejoint sa mère en France à 14 ans et s’est mis à la guitare deux ans plus tard, pour caresser la nostalgie, déjà.
Source : http://www.lesinrocks.com/musique/critique-album/teofilo-chantre-le-cap-vert-au-septieme-ciel/










