Le barrage d'Assouan, en Égypte, ou Sadd el-Ali, de son nom égyptien, est un ouvrage colossal. Épais de 980 mètres à la base, de 40 mètres au sommet, il fait 3.600 mètres de long. Il a créé un lac artificiel, le lac Nasser, alimenté par les eaux du Nil.
Quant au lac artificiel qu'il a créé, le lac Nasser, avec 500 km de long dont 150 appartiennent au Soudan, sur une largeur allant de 10 à 30 km (soit une superficie de 5.000 km2 et une profondeur de 70 m), il est, par sa capacité de retenue (157 milliards de m3), le second du monde après celui du Zambèze.
( Source Futura science, lire l'article sur : https://www.futura-sciences.com/planete/dossiers/developpement-durable-geopolitique-guerre-eau-622/page/4/)

Pour mieux comprendre, voici une carte du bassin du Nil. Attention les chiffres des populations indiqués sur la carte datent de 2012. En 2019 la population de l'Egypte atteint presque 100 millions d'habitants.
Retour sur le lac où le capitaine a pris la barre.
Nous quittons Abou Simbel et ses temples.
Sous les eaux du lac la nubie, «Nous ne sommes pas Egyptiens, nous sommes des Africains de Nubie». Quatre décennies n’ont pas apaisé la brûlure de l’humiliation. Celle d’un peuple, installé en Haute-Egypte, à la frontière avec le Soudan, qui a vu, en 1963, les eaux du lac Nasser engloutir ses villages de pêcheurs et les richesses de son ancien royaume. «Je fais partie des cent mille Nubiens qui ont été déplacés à cette époque, raconte Hassan. J’ai travaillé sur les chantiers de l’Unesco pour sauvegarder le temple d’Abou Simbel, menacé par la montée des eaux ». La construction du haut barrage a inondé 41 villages. Relogée à la va-vite au nord d’Assouan, dans la région baptisée New Nubia, chaque famille a reçu en compensation un lopin de terre et une rente mensuelle de 15 à 20 livres (soit 5 €).
source : Aude Rouaux - sous les eaux du lac Nasser coule la Nubie.
https://www.apaj.org/textes/2008/aude-rouaux-sous-les-eaux-du-lac-nasser-coule-la-nubie/








