Avant de quitter Boukhara, quelques scènes de rues.
Dopillar en Ouzbek, tioubityeïka en russe, la calotte noire et blanche brodée dont le port est très répandu, a une signification religieuse et ethnique. Les hommes coiffés de calottes blanches en feutre sont des Khirghizes.
Il est toujours là. Déboulonné de la place du Registan en 1992, le voilà parmi les tapis de prière. A l’entrée du Bazar de Boukhara, une boutique vend des breloques de l’époque soviétique.

En échange de quelques sums, cette femme brûle des herbes et m'enfume copieusement pour me débarasser du mauvais sort. La journée sera bonne et sans problème.

Le pain est un aliment très respecté. Ne le posez jamais à l'envers, ne le jetez pas.
Mais que mange-t-on avec ce pain? Du Plov, plat national à base de riz et de légumes, des chachliks (brochettes de moutons), des Tchorba (soupes) préparées de multiples façon, des samsa (chausson farcis de viande), des pelmeni (raviolis farcis) sans oublier les concombres, les tomates, les fruits...
Séance de mécanique en plein air, devant l'atelier de réparation des cycles. Ces jeunes mécaniciens bichonnent une motocyclette russe.
Comment s'y prend-t-elle ? Pour moi tous les fils se confondent. Installées devant une médersa, fil après fil, noeud après noeud, elle dessine les motifs et le tapis grandit, magnifique travail des mains. L'oeil est rivé sur la trame, la concentration est totale.
En route pour l'école. Depuis l'indépendance la langue Ouzbèque tend à s'imposer à l'école. Toute la population est scolarisée à l'école primaire.

A la sortie d'une ruelle, quatre minarets bleus surgissent au dessus des murs de briques.
Chor minor ( quatre minarets) c'est le nom de cette médressée construite par un riche marchand Turkmène en 1807.
Ses quatre tours à coupole ne sont pas des minarets, leur fonction est simplement décorative.
