Sur la mer des Antilles
battue par de fortes vagues
et ornée de tendres écumes,
sous le soleil qui la poursuit
et le vent qui la repousse,
chantant à chaudes larmes
Cuba navigue sur sa carte :
un long lézard vert,
aux yeux d'eau et de pierre.
Nicolas Guillen
Ce gros crocodile mesure 1250 km de long et 190 km de large à l'Est. Sa queue s'incurve à l'Ouest et mesure 30 km de large.
A peine trois semaines pour découvrir ce géant. Allons-y.
Départ vers Baracoa sur la côte Nord Est de l'île. Avant de quitter Santiago un petit arrêt plaza de la Revolucion devant la statue du général Antonio Maceo. Le 23 mars 1878, il appella les Cubains à se rebeller contre les Espagnols.

A Cuba, pas de publicité, mais des panneaux de slogans révolutionnaires aux bords des routes et sur les murs des villes.

Avec les efforts de tous nous vaincrons.
Santiago, rebelle hier, hospitalière aujourd'hui, héroïque toujours.
Après quelques heures de route petit arrêt à Guantanamo. Premières images de la vie cubaine, on se déplace en bici-taxis, en vélos, en camions aménagés, en side-cars et bien sûr en voitures américaines des années 50.
En 1930 la ville donne son nom à la chanson "la Guantanamera".

Mais Guantanamo est tristement célèbre depuis que la base militaire américaine (située à quelques Km de la ville Cubaine) détient les prisonniers "terroristes Islamistes".
Cette enclave américaine occupe environ 120 Km2 de territoire Cubain dans le Sud-Est de l'île et devrait rester aux mains des Américains jusqu'à l'expiration du bail de 99 ans signé en 1934.
Pour Castro, cette présence américaine est " un poignard plongé au coeur du sol cubain".
En attendant, l'Oncle Sam se cramponne aux lieux...

et les Cubains se débrouillent dans une économie de pénurie en partie due à l'embargo US.
